Le DDT est une substance chimique toxique et persistante, qui s'accumule dans les tissus des organismes vivants. Son utilisation est désormais interdite dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni et d'autres Etats membres de l'UE. Certains pays en développement continuent toutefois de l'utiliser. Dans les traités internationaux, il est considéré comme un polluant organique persistant, ou “POP”.
Ce pesticide fragilise les coquilles d’œufs. Associé à la dieldrine, qui provoque directement la mort des animaux, ils engendrent le déclin rapide des populations de rapaces sous l’effet conjugué d’une mortalité accrue et d’une diminution de la reproduction.
Au début des années 1960, le DDT a été utilisé dans la lutte contre les ennemis des cultures et contre les maladies de l'homme et des animaux de ferme. Il n'existe pas de sources naturelles de
DDT. En raison de ses propriétés chimiques, le DDT peut être transporté sur de longues distances par les courants aériens. La persistance du DDT et de ses métabolites a favorisé sa bioaccumulation (concentration d'un produit chimique plus élevée dans un organisme que dans son environnement) et à sa biomagnification (augmentation de la concentration d'un produit chimique vers le haut de la chaîne alimentaire) dans l'environnement. Le DDT et ses métabolites sont omniprésents dans les aliments et dans l'environnement.
Le Faucon pèlerin avait pratiquement disparu de France. Depuis l’interdiction de ces produits ces effectifs remontent lentement. Arriverons nous à contempler plus souvent cet oiseau magnifique dans l’avenir…